Kenya : Des communautés et des écoles s'unissent pour prévenir le mariage des enfants dans le comté de Kissey
- Child Marriage Free World

- 24 janv.
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Le 15 janvier 2026, une session de formation communautaire et une action de sensibilisation en milieu scolaire ont été organisées dans la communauté de Jitingiririri et à l'école primaire et secondaire de Bungunta, à Nyaribari Masaba, dans le district de Kissi, dans le cadre de la campagne de 100 jours pour l'éradication du mariage d'enfants. Ces activités ont réuni parents, enfants, responsables communautaires, enseignants et élèves afin de promouvoir la sensibilisation, la responsabilité partagée et les actions concrètes pour prévenir le mariage d'enfants.
La session communautaire s'est tenue au cimetière de Jittingirirere et a réuni parents, tuteurs, anciens de la tribu et enfants pour un échange ouvert et interactif. La formation visait à promouvoir une compréhension commune du mariage d'enfants, en précisant que tout mariage ou union impliquant une personne de moins de 18 ans est illégal, indépendamment du consentement parental, des pratiques culturelles ou des rituels religieux. Les participants ont examiné comment le mariage d'enfants nuit à l'éducation, à la santé et aux droits des enfants, en insistant particulièrement sur son impact disproportionné sur les filles.

Les discussions ont porté sur les causes profondes du mariage d'enfants dans la société, telles que la pauvreté et les difficultés économiques, les normes culturelles néfastes, les inégalités entre les sexes, les obstacles à l'éducation, les grossesses adolescentes et les risques croissants liés aux technologies et aux réseaux sociaux. Les parents ont réfléchi à leur rôle dans la protection de leurs enfants et se sont engagés à privilégier l'éducation formelle et non formelle, reconnaissant que l'éducation est l'un des remparts les plus efficaces contre le mariage précoce et forcé.

Le programme de sensibilisation de l'école primaire et secondaire de Bongonta a touché un grand nombre d'élèves, ainsi que des enseignants et des membres de l'administration. Les séances étaient axées sur la prévention, aidant les élèves à comprendre leurs droits, à identifier les risques et à signaler les situations à risque pour eux-mêmes ou leurs camarades. Dans le cadre de cette initiative, des serviettes hygiéniques ont été distribuées aux jeunes filles vulnérables afin d'encourager leur présence à l'école. La direction de l'établissement s'est publiquement engagée en faveur de la mission « École sans mariage d'enfants », soulignant que l'éducation est un environnement sûr où les enfants peuvent grandir et s'épanouir.
Lors des deux réunions, les participants ont analysé le cadre juridique kényan, notamment la Constitution, la loi sur l’enfance et la loi sur le mariage, et se sont informés des procédures d’orientation et des mécanismes d’intervention. Les membres de la communauté ont identifié les signes avant-coureurs de la vulnérabilité des enfants et ont examiné comment les familles, les écoles, les institutions religieuses, les services de santé et les autorités locales peuvent collaborer pour prévenir les préjudices et réagir rapidement à tout problème.

Les séances se sont conclues par des messages clairs appelant à la responsabilité collective et à l'espoir. Les membres de la communauté ont souligné que le mariage d'enfants n'est pas une affaire familiale privée, mais un problème commun exigeant vigilance, coordination et attention. Les enfants ont exprimé leur volonté de poursuivre leur scolarité et les adultes se sont engagés à les protéger et à les soutenir.

Grâce au dialogue communautaire, au travail scolaire et aux engagements communs, la participation de Getengereiriri et de Bong'onta a représenté une étape importante vers la construction d'un avenir sans mariage d'enfants dans le district de Kisei, où chaque enfant est protégé, éduqué et soutenu pour atteindre son plein potentiel.




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