Septuagésimo período de sesiones de la Comisión sobre la Condición Jurídica y Social de la Mujer: Fortalecer los sistemas jurídicos para garantizar el fin del matrimonio infantil.
- Child Marriage Free World

- 6 avr.
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Le mariage d’enfants doit être traité comme un crime, et non comme une pratique culturelle.
Au cours de la semaine de haut niveau de la 70ᵉ Commission de la condition de la femme des Nations Unies, des dirigeants mondiaux, des ministres, des responsables de l’ONU, des diplomates, des représentants de la société civile et des survivantes se sont réunis pour appeler à un renforcement de l’application des lois afin de mettre fin au mariage d’enfants en l’espace d’une génération.
Les discussions ont eu lieu lors de l’événement spécial intitulé « Renforcer les systèmes juridiques pour mettre fin au mariage d’enfants », organisé en marge de la #CSW70, en partenariat avec le Bureau de la Première Dame de la République de Sierra Leone et la Mission permanente de la Sierra Leone auprès des Nations Unies, avec la Mission permanente de la France auprès des Nations Unies comme co-organisatrice. L’événement s’est concentré sur le renforcement des systèmes juridiques pour mettre fin au mariage d’enfants, non pas comme un objectif lointain, mais comme une priorité pour cette génération.
La position des participants était claire et sans équivoque : le mariage d’enfants doit être traité comme une question de justice pénale, et non comme une pratique culturelle.
Dans son intervention, S.E. Dr Fatima Maada Bio a réaffirmé l’urgence d’aborder cette question avec clarté : « Le mariage d’enfants n’est pas une culture. Ce n’est pas une tradition. C’est un viol. » Elle a souligné que lorsque la volonté politique s’aligne sur l’État de droit, un changement réel devient possible. S’appuyant sur les avancées législatives de la Sierra Leone, où des sanctions juridiques fortes sont en place, elle a mis en évidence le rôle essentiel de l’application des lois pour garantir une véritable protection des enfants.
Les discussions ont régulièrement mis en lumière une réalité essentielle : de nombreux pays disposent déjà de lois interdisant le mariage d’enfants. Pourtant, leur application faible ou inégale permet à cette pratique de persister.
Bhuwan Ribhu, fondateur de Just Rights for Children, a souligné que les approches axées sur l’application des lois ont déjà montré des résultats : « En moins de trois ans, notre réseau de partenaires a contribué à empêcher ou prévenir près de 500 000 mariages d’enfants en Inde. Les lois existent, mais ce qui manque, c’est une application cohérente et une véritable responsabilité institutionnelle. »
À travers sa campagne mondiale Un Monde Sans Mariage d’Enfants, Just Rights for Children a atteint près de 100 pays, amplifiant l’appel à mettre fin au mariage d’enfants à l’échelle mondiale.
Bhuwan Ribhu a également appelé les dirigeants mondiaux à encourager les Nations Unies à instaurer une Journée mondiale pour l’élimination du mariage d’enfants, reconnaissant qu’une telle journée renforcerait l’engagement mondial, consoliderait la redevabilité et mobiliserait les gouvernements et les sociétés à agir.
Avec environ 12 millions de filles mariées avant l’âge de 18 ans chaque année dans le monde, l’urgence est indéniable. Le message de cette rencontre était clair et constant : le mariage d’enfants est un viol d’enfant. Y mettre fin nécessite non pas de nouveaux débats culturels, mais une action juridique décisive, une volonté politique forte et des systèmes responsables.
Ensemble, nous pouvons mettre fin au mariage d’enfants dans cette génération.





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