Sierra Leone : La Journée nationale de l'engagement réaffirme la promesse de faire appliquer la loi contre le mariage des enfants.
- Child Marriage Free World

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Dans le cadre de la campagne de 100 jours visant à mettre fin au mariage des enfants, le ministère de la Femme et de l'Enfance, avec le soutien et la collaboration de l'organisation Un Monde Sans Mariage d'Enfants, de West Africa Youth Network for Peace Education and Economic Development (WAYNPEED) et de Community Solidarity to Improve Lives (ComSIL),
L'événement, qui s'est tenu dans la salle de conférence du ministère à Freetown, a réuni des représentants du gouvernement, des partenaires au développement, des organisations de la société civile, des chefs traditionnels et des enfants afin de réaffirmer leur engagement commun en faveur de la protection de l'enfance à l'échelle nationale. Présidé par la vice-ministre, l'honorable Buakai Bindi Hinduwa, l'événement a rassemblé 155 participants qui se sont engagés à éradiquer le mariage des enfants.
Renforcer l'application des lois et des politiques.

Lors de l'ouverture de la séance, M. Daniel Albert Gbo, directeur adjoint du ministère, a expliqué l'objectif de la réunion : passer des engagements à la mise en œuvre. Il a mis en lumière les principaux cadres nationaux, notamment la loi de 2024 interdisant le mariage des enfants, la loi de 2025 relative aux droits de l'enfant, la politique révisée de 2026 en matière de prise en charge alternative, ainsi que les mécanismes nationaux de lutte contre les violences sexistes et de prise en charge des enfants des rues.
Il a souligné que la protection de l'enfance exige une action coordonnée dans tous les secteurs et une coopération accrue entre le gouvernement et ses partenaires afin de garantir que des services efficaces soient fournis aux enfants à risque.

Le gouvernement et ses partenaires réaffirment leur responsabilité collective.
Dans son discours d'ouverture, Mme Boye Geneh Jallow, présidente de la Coalition sierra-léonaise pour les droits de l'enfant, a souligné l'importance de cet événement en tant que plateforme de réflexion et d'action.
« Cet événement souligne notre responsabilité collective de nous attaquer aux problèmes qui touchent les enfants et d'assurer la mise en œuvre effective des cadres juridiques destinés à les protéger. »
Son Excellence Monsieur Boakai Bindi Hinduwa, vice-ministre des Affaires féminines et de l'Enfance, a réaffirmé cet engagement. Il a inscrit cette initiative dans le cadre du programme national de développement du capital humain, soulignant que le mariage d'enfants compromet leur éducation et leurs perspectives d'avenir. Il a appelé les parents, les communautés et les partenaires au développement à soutenir les efforts du gouvernement pour protéger les enfants.

Le ministère des Affaires sociales a également mis en lumière les mesures en cours, notamment un protocole d'entente avec l'Unité de soutien aux familles visant à renforcer l'application de la loi à l'encontre des délinquants. L'éducation parentale positive et l'engagement communautaire ont été identifiés comme des approches clés en matière de prévention.
Le rôle de la société civile et du leadership communautaire
Les partenaires de la société civile ont souligné l'importance d'une coopération durable. Les représentants de la Coalition pour les droits de l'enfant ont décrit le cadre juridique comme une avancée majeure pour la protection de l'enfance, tout en insistant sur la nécessité de sensibiliser la population et de veiller à son application au niveau communautaire.

Il convient de noter que les chefs traditionnels et religieux ont également été invités à mettre en place des mécanismes de suivi locaux pour identifier et signaler les cas de mariage d'enfants, garantissant ainsi que les lois nationales se traduisent par des actions concrètes au sein des communautés.
La voix des enfants et l'engagement collectif

Des enfants du Réseau du Forum des enfants et d'autres organisations dirigées par des enfants ont participé activement à l'événement, réclamant des mesures renforcées pour protéger leurs droits. Leur participation a souligné l'importance d'associer les enfants aux dialogues et aux décisions qui les concernent.
Tous les participants se sont engagés à œuvrer ensemble pour prévenir le mariage d'enfants et protéger les enfants contre les abus et l'exploitation. Dans le cadre de cet engagement, ils ont également participé à une cérémonie de signature collective, au cours de laquelle le vice-ministre, des représentants du gouvernement, des partenaires, des responsables communautaires et des enfants ont signé une bannière nationale, réaffirmant publiquement leur engagement à faire de la Sierra Leone un pays exempt de mariage d'enfants.

Un pas en avant dans l'action nationale
Avec le soutien de World Without Child Marriage, de WAYNPEED et de ComSIL, cet événement a marqué une étape importante dans la promotion d'actions nationales coordonnées pour mettre fin au mariage des enfants.
En réunissant le gouvernement de Sierra Leone, les communautés locales, la société civile et les partenaires au développement, la loi d'engagement a renforcé une orientation commune : garantir l'application des lois, renforcer les systèmes et protéger et soutenir tous les enfants de Sierra Leone afin qu'ils puissent grandir, apprendre et s'épanouir.





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